La vie des Incas
/image%2F7167314%2F20260524%2Fob_6c9d10_img-20260524-095608.jpg)
Tout comme « Machu Picchu, fabuleuse cité perdue des Incas » de Simone Waisbard, « La vie des Incas dans l’ancien Pérou » de Jesús et Lucienne Romé (Éditions Minerva, 1978) me fut extrêmement précieux dans la longue et patiente construction du roman « La cité ancrée dans les nuages ».
Détaillant minutieusement tous les aspects de la vie quotidienne des habitants de l’empire inca, les auteurs de ce très riche document nous font découvrir ce monde à nul autre pareil et ce fut pour moi un précieux outil pour tenter de comprendre et d’appréhender les us et coutumes qui avaient cours dans cette vaste contrée de l’Amérique précolombienne.
Avec une multitude de détails, l’ouvrage de Jesús et Lucienne Romé explore la société des anciens Incas et son organisation. Le Sapa Inca, l’inca unique, le conseil suprême formé de quatre « parfaits », chacun d’entre eux étant chargé d'administrer l'une des quatre provinces de l'empire et les Curacas, hauts fonctionnaires chefs des collectivités chargés de distribuer les terres, d'organiser les travaux et de régler les différends. L'ayllu, sorte de clan familial, de communauté agraire, vivant en autarcie au sein d’un village ou d’un quartier d'une ville, avec ses obligations et ses rares avantages.
Le rôle de l’école et de l’éducation, souvent réservé aux nobles. L’étude du quechua, de la religion, des quipus. Les exercices physiques. Pour les filles, il s’agissait d’apprendre à préparer la chicha, à cuisiner, à filer, à tisser… L’habillement, exclusivement utilitaire, ne laissant aucune place à la coquetterie ou à la fantaisie pour le peuple, un peu plus raffiné pour l’Inca, les nobles et les fonctionnaires. Les parures et les soins corporels. La diversité des coiffures et des couvre-chefs, intimement liée à la région d’origine. L'alimentation est aussi évoquée, Les aliments de base, pommes de terre, maïs, riz, quinoa et haricots verts.
L'habitat est abordé également. Les maisons de la côte, rectangulaires, avec des murs de pierres ou d'adobes, couvertes de chaume. Les chaumières des hauts-plateaux, rondes en général, constituées le plus souvent d’une seule pièce où vivaient époux, enfants et animaux domestiques. Les villages des petites communautés agraires et pastorales, situés jusqu'à 3500 m d'altitude. Les villes plus importantes, toutes bâties sur le même modèle. Les rues suivant les accidents de terrain, les escaliers taillés dans le roc. Les voies de communications, les routes, les ponts.
L'agriculture, la pêche et la chasse. Le rôle primordial des terrasses, du réseau d'irrigation. La prépondérance de l'artisanat et des travaux de la céramique, du tissage, de l'art de la plume et du travail des métaux. Les corvées auxquelles étaient soumis les gens du peuple, les obligations militaires, le service de l'Inca, les esclaves « enrichis », les inspecteurs de l'empire chargés de tout contrôler, les gouverneurs de province comme la population. Les distractions, les jeux, de hasard, de dés, les compétitions sportives, les jeux des enfants. Les danses populaires, les instruments de musique.
L’organisation de la justice, les juges et les procès, les châtiments et les punitions. L'architecture, les langues, la littérature, les superstitions, le calendrier, la vie religieuse, les dieux, les objets sacrés, les prêtres, les vierges du soleil, les confessions et les sacrifices, la fête du soleil, le rapport à la mort et les enterrements, les augures. La médecine, les guérisseurs et les chirurgiens, les maladies, les médicaments, la coca, la magie,
les connaissances. Les arts…
Vous le voyez, de multiples aspects de cette civilisation disparue sont abondamment documentés dans cet ouvrage qui se révéla un auxiliaire précieux, un guide, le compagnon de route qui me permit d'entrouvrir une petite lucarne sur le monde mystérieux et magique de l'ancien empire des quatre provinces.
/image%2F8422453%2F20251004%2Fob_12e461_auteur-amateur-1-1.png)
/image%2F7167314%2F20260301%2Fob_f5330c_flyer-recto-insta.jpg)