La fabuleuse cité perdue des Incas
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C’est la lecture de « Mourir dans les Andes », un recueil de nouvelles signé Robert Gaillard (l’auteur, entre autres, de « Marie des Îsles », « Marie-Galante » et « Capitaine Le Fort ») que se fit ma découverte des habitants des hauts-plateaux andins. La relation très particulière qu’entretiennent les descendants des prestigieux Incas avec leurs morts constitue le fil conducteur de cet ouvrage. Au-delà des croyances et des légendes, leurs défunts font partie intégrante de leur vie, composantes essentielles de leur univers spirituel, les accompagnant au quotidien où qu’ils aillent et quoi qu’ils fassent.
Tout naturellement, l’une des étapes suivantes fut l’acquisition du remarquable ouvrage de Simone Waisbard « Machu Picchu, fabuleuse cité perdue des Incas ».
Simone Waisbard, née le 30 août 1909 et morte le 30 mars 2013, exploratrice, américaniste, archéologue et ethnologue française, sorte d’Indiana Jones au féminin, était une spécialiste incontestable et incontestée des civilisations précolombiennes, des peuplades andines, de leur Histoire et de leur culture.
Richement documenté et illustré, « Machu Picchu, fabuleuse cité perdue des Incas » (Éditions Robert Laffont, 1974), propose une première partie consacrée à la (re)découverte le 24 juillet 1911 du site du Machu Picchu par l’explorateur américain Hiram Bingham (1875-1956), professeur d’histoire et de science politique (C’est lui qui servit de modèle à Steven Spielberg pour son « Indiana Jones »).
Puis s’ensuit le récit détaillé des 36 années de guérilla durant lesquels la vallée du rio sacré, les hauts pics andins et la forêt amazonienne résonnèrent des clameurs de l’insurrection inca et du tumulte des combats. C’est dans cette lecture que je fis, au détour d’une ramification du Qhapac Ñan (le grand chemin de l’Inca, ininterrompu, sillonnait l’Empire en tous sens, reliant les cités entre elles, chevauchant les cimes enneigées, traversant les forêts tropicales, les vallées et les déserts), la rencontre de Tupac Amaru (« Serpent Argenté » en quechua), le dernier souverain de l’empire Inca, qui ralluma le flambeau de la révolte pour se lancer avec ses derniers partisans dans une brève lutte acharnée contre les envahisseurs espagnols. Une page d’Histoire de la Conquista, méconnue, passionnante, inspirante. L’ultime combat qui est à l’origine, vous le savez, du roman « La cité ancrée dans les nuages ».
Enfin, la longue troisième partie est consacrée à une minutieuse description du site et de ses composants. Les jardins suspendus, les quelque 3 000 marches reliant la ville haute à la ville basse, le Torreon du Soleil, le palais de l’Inca, le couvent des vierges du soleil…
En résumé, « Machu Picchu, fabuleuse cité perdue des Incas » (Éditions Robert Laffont, 1974), est un ouvrage indispensable pour toutes celles et tous ceux qui éprouvent un intérêt pour cette ancienne cité inca bâtie selon toute vraisemblance au XVe siècle, classée depuis 1983 au patrimoine mondial de l’Unesco et sur la civilisation qui en était à l’origine et pour l’Histoire de l’Empire inca en général.
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