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Le secret du bocage

Publié le

« Le secret du bocage » est un peu plus qu’un projet. C’est un roman aujourd’hui achevé et il ne me reste plus qu’à confier à un lecteur-correcteur le soin de l’examiner et de le faire profiter de ses remarques et ses conseils pour le parachever et en faire un manuscrit prêt à aller à la rencontre des éditeurs.

Ce roman historique m'a été inspiré par le mystère qui entoure la jeunesse de Guillaume le Conquérant. 

Alors qu'il était adolescent, il fut obligé de se cacher dans le bocage durant quelques mois pour échapper à ses détracteurs, membres pour la plupart de sa propre parentèle, qui avaient juré de l'empêcher par tous les moyens de monter sur le trône ducal.

Nul ne sait où il se terre alors. Tandis que les recherches engagées par ses ennemis restent vaines, ses soutiens les plus fidèles et les plus actifs sont assassinés les uns après les autres.

J'ai imaginé un récit dans lequel le jeune fils de Robert le Magnifique est omniprésent entre les lignes mais où il n'apparaît qu'au début et à la fin de l'ouvrage.
C'est l'histoire d'une méprise au centre de laquelle va se retrouver un jeune garçon égaré dans le bocage et recueilli dans un village de la campagne normande alors que nul ne sait où se terre le futur duc-roi.

Lorsque des cavaliers lancés à la recherche du petit héritier font irruption dans le village où le jeune Avesgot a trouvé refuge, les évènements vont se précipiter. Une fuite en pleine nuit, une hypothétique filature, une nouvelle errance dans le bocage, une série de rencontres inattendues et de longues chevauchées vont mener notre héros jusqu'au dénouement final.

Ce roman, dont l’écriture a débuté au début des années 2010, a été sans aucun doute, parmi ceux qu’il m’a été donné de commettre, celui qui m’a donné le plus de fil à retordre.

L’immense difficulté consistait, comme je l’ai mentionné plus haut, d’écrire un texte dont le personnage principal (en l’occurrence le futur Guillaume le Conquérant, à l’époque adolescent) était invisible durant la majeure partie du récit. Je savais d’où je voulais partir, je savais où il me fallait arriver, mais le chemin pour y parvenir mit un temps considérable à se révéler. D’écritures en réécritures, d’impasses en culs-de-sac, de version en version, je n’ai cessé de le recomposer, de le rebâtir, de le compléter, jusqu’à arriver à un beau jour à une composition qui me satisfaisait globalement.

Mais je n’en avais pas fini avec lui. Récemment, je l’ai repris encore et encore, globalement insatisfait à chaque relecture, et la version « finale » (mais le sera-t-elle jamais, finie ?) me fait encore un effet curieux tant je reste persuadé que j’aurais pu faire bien mieux encore.

Mais il faut bien mettre un jour un terme à tout ouvrage et c’est ce que je me suis résigné à faire pour laisser à ses futurs éventuels lecteurs toute latitude de se prononcer sur les qualités et les défauts de cet ouvrage.

 

 

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