La recherche d'un éditeur
/image%2F7167314%2F20251029%2Fob_acbfbb_capture-d-ecran-2025-10-29-164334.jpg)
Alors, qu’à ma connaissance, il n’y avait pas de grands lecteurs dans ma famille, c’est à l’école primaire que naquit chez moi le goût prononcé pour la lecture. C’est ainsi que j’ai découvert les livres des bibliothèques verte et Rouge et Or, et les romans de René Guillot (Prince de la Jungle, Shrimp le corsaire…), de Robert Louis Stevenson (L’île au trésor), de Jack London (Croc Blanc), de Hector Malo (Sans famille), de Louis Desnoyers (Les aventures de Robert Robert), Paul Féval, Alexandre Dumas et tant d’autres encore.
Très vite, j’éprouvais une immense admiration pour tous ceux qui avaient le don d’inventer des histoires, de donner vie à leurs personnages, de transporter le lecteur, de le faire voyager, s’évader et rêver. Pire que cela, je les enviais. Je les jalousais. Et ce qui devait arriver finit par arriver. Cette passion pour la lecture ne tarda pas à en éveiller une autre, celle de l’écriture.
Je le dis souvent, mes premières petites histoires, c’est sur les bancs de l’école primaire que je les commis. Oh, bien sûr, mes récits d’alors étaient bien entendu ceux d’un jeune de mon âge, avec plus de défauts que de qualités, très superficiels, un peu beaucoup bâclés, simplement couchés sur des cahiers d’écolier. Du reste, ils n’étaient guère originaux puisque très fortement inspirées par mes lectures de cette époque. Ils racontaient sans prétention les aventures de preux chevaliers prompts à défendre la veuve et l’orphelin, de shérifs aux colts vengeurs, d’héroïques explorateurs de l’espace partis à la découverte de planètes lointaines…
C’est au début des années 1990 que j’ai commencé à écrire plus « sérieusement ». Les premières moutures des romans « Les Émeutiers du Grand Quay » et « La cité ancrée dans les nuages », imparfaits, datent de cette époque (quelques années de recherche et de corrections m’ont permis d’améliorer le contenu et la narration, de corriger quelques approximations historiques et quelques anachronismes).
Mais, à ce moment précis, je n’écrivais toujours que pour moi-même. Pour le simple plaisir d’écrire. Oh, je ne prétendrai pas n’avoir jamais rêvé d’être publié. Mais le monde de l’édition me paraissait tellement loin, inaccessible, qu’il était et resterait pour moi une porte close définitivement fermée, un seuil infranchissable.
Je ne saurai dire comment ni pourquoi l’idée de pouvoir toucher du doigt ce rêve lointain a peu à peu évolué en moi.
Alors, un beau matin, prenant conscience que le temps passait inexorablement et que je n’allais pas tarder à être rattrapé par le grand âge, je me suis dit : « C’est maintenant ou jamais. Si tu tardes encore un peu, il sera bientôt trop tard. »
J’aurais pu m’auto-éditer. Je comprends parfaitement les auteurs qui ont fait ce choix (dont certains ont beaucoup de talent, je pense à quelques-uns de ma connaissance). Ils maîtrisent le processus de A jusqu’à Z. Mais cette solution ne me convenait guère. J’avais besoin d’une forme de reconnaissance. Qu’un éditeur me dise : « Le texte que vous nous avez fait parvenir nous a plu et nous vous proposons un contrat d’édition en vue de le publier. »
Donc, partant du principe que les grandes maisons d’édition disposaient déjà de leur « écurie » d’auteurs et que les chances qu’elles s’intéressent à mes petits manuscrits étaient quasi nulles, pour ne pas dire complètement nulles, je me mis en quête d’un éditeur acceptant les nouveaux auteurs.
J’ai donc envoyé plusieurs textes différents à différents éditeurs répondant aux critères mentionnés ci-dessus. Plusieurs réponses me parvinrent très vite, Trop vite !, me proposant un contrat, soit en m’acquittant d’une somme d’argent plus ou moins importante, soit sous une forme participative (aux frais d’édition), soit en échange de l’engagement d’acheter un certain nombre d’ouvrages. Payer pour être édité ne me seyait aucunement. Ce n’était pas du tout ce que je recherchais et je m’étais fait à l’idée de n’obtenir, à ce sujet, que des refus clairs et nets ou des absences totales de réponse.
Et puis, un jour…
La chance extraordinaire de découvrir dans ma boite mail un message me proposant pour « Les Émeutiers du Grand Quay » un contrat d’édition à compte d’éditeur. Quand on sait que, comme l’indique le site www.edit-it.fr, les Éditions Complicités reçoivent 1500 soumissions de manuscrits et ne publient que 30 nouveaux auteurs chaque année, on mesure pleinement l’immense privilège qui m’a été offert et je ne remercierai jamais assez cet éditeur parisien, d’autant qu’à la suite des « Émeutiers du Grand Quay », publié en septembre 2022, deux autres de mes romans « La cité ancrée dans les nuages » et « L’intrigant Monsieur Durand » sont parus chez ce même éditeur, respectivement en mai 2024 et en août 2025.
Pour rappel, les trois ouvrages sont en vente au Havre à la Petite Librairie, 27 rue Lesueur (Place Danton) et dans le rayon Librairie du magasin Auchan Montgaillard. Vous trouverez « L’intrigant Monsieur Durand » au rayon Librairie de la FNAC Coty et, enfin, les trois sont commandables sur vos sites habituels de vente en ligne.
/image%2F8422453%2F20251004%2Fob_12e461_auteur-amateur-1-1.png)
/image%2F7167314%2F20260301%2Fob_f5330c_flyer-recto-insta.jpg)